Maître Hélène Geissmann, avocate associée au sein du cabinet AGN Avocats Paris, s’exprime dans les colonnes de 20 Minutes sur les suites disciplinaires possibles après les tests de dépistage positifs révélés par Sébastien Lecornu au sein des ministères. Elle rappelle qu’un agent public reste soumis à une obligation de dignité et d’exemplarité même en dehors du service, un fait relevant de sa vie privée pouvant ainsi « rejaillir sur son statut d’agent public » et constituer une faute disciplinaire, cette exigence étant renforcée à mesure que l’on s’élève dans la hiérarchie. Elle détaille également les leviers dont dispose l’administration pour éloigner rapidement un agent sans attendre l’issue d’une procédure disciplinaire, comme la mutation dans l’intérêt du service ou, pour les membres de cabinet ministériel, un départ discrétionnaire fondé sur la rupture de la confiance politique. Elle nuance enfin l’idée d’un durcissement des sanctions liées aux stupéfiants au sommet de l’État, observant que l’évolution la plus nette concerne plutôt les affaires de harcèlement sexuel, désormais traitées avec « tolérance zéro ».
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