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Clauses de non-concurrence dans les contrats médicaux à Dubaï : ce que tout médecin doit savoir avant de signer

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À Dubaï, les clauses de non-concurrence figurent dans la quasi-totalité des contrats proposés aux professionnels de santé. Beaucoup de praticiens les signent sans en mesurer réellement la portée. Pourtant, ces clauses peuvent avoir un impact majeur sur leur mobilité professionnelle parfois des années après la fin du contrat.

Pourquoi ces clauses existent-elles ?

Les établissements médicaux, cliniques, hôpitaux, centres spécialisés, investissent significativement dans le recrutement et la promotion de leurs praticiens : développement de la patientèle, communication, fidélisation des patients. Les clauses de non-concurrence ont pour objectif de protéger cet investissement en empêchant un médecin de quitter l’établissement pour exercer directement en face.

D’un point de vue commercial, cet objectif est compréhensible. Mais dans la pratique, ces clauses sont souvent rédigées de manière excessivement large au détriment du praticien.

Des clauses qui peuvent être très restrictives

Certaines clauses de non-concurrence dans les contrats médicaux à Dubaï prévoient des restrictions particulièrement étendues :

  • Une interdiction d’exercer dans un rayon géographique important autour de l’établissement ;
  • Une interdiction de rejoindre toute clinique ou tout hôpital concurrent, quel que soit l’émirat ;
  • Une interdiction de traiter certains patients ou catégories de patients ;
  • Une durée d’application pouvant aller jusqu’à deux ans après la fin du contrat.

Cumulées, ces restrictions peuvent rendre pratiquement impossible l’exercice de la médecine dans la région pendant la période concernée.

Une clause n’est pas nécessairement applicable dans toutes ses dimensions

C’est un point que beaucoup de praticiens ignorent : toutes les clauses de non-concurrence ne sont pas nécessairement applicables telles qu’elles sont rédigées. Plusieurs paramètres doivent être analysés pour en évaluer la portée réelle :

  • La durée : une restriction trop longue peut être considérée comme disproportionnée.
  • Le périmètre géographique : une interdiction couvrant l’ensemble d’un émirat peut être contestée.
  • La proportionnalité : la clause doit être justifiée par les intérêts légitimes de l’établissement.
  • Les conditions de rupture : selon la façon dont le contrat prend fin, l’applicabilité de la clause peut varier.

Une analyse juridique approfondie permet souvent de démontrer qu’une clause est partiellement ou totalement inapplicable ou d’en négocier la portée avant la signature.

Négocier avant de signer : la meilleure stratégie

La période de négociation du contrat est le moment le plus propice pour agir. Une fois le contrat signé, les marges de manœuvre se réduisent considérablement.

Avant la signature, plusieurs points peuvent être négociés :

  • La réduction de la durée d’application de la clause ;
  • La limitation du périmètre géographique à un secteur précis plutôt qu’à un émirat entier ;
  • L’exclusion de certaines spécialités ou catégories de patients du champ de la clause ;
  • La suppression pure et simple de la clause en cas de licenciement abusif ou de faute de l’employeur.

En cas de départ : ne pas agir seul

Si vous envisagez de quitter votre établissement, une analyse juridique préalable de la clause de non-concurrence est indispensable avant de prendre toute décision. Agir sans conseil peut exposer le praticien à des procédures judiciaires coûteuses.

Nos avocats, experts en droit du travail, se tiennent à votre disposition pour répondre à toutes vos questions et vous conseiller. Nos entretiens peuvent se tenir en présentiel ou en visio-conférence. Vous pouvez prendre rendez-vous directement en ligne sur www.agn-avocats.fr.

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